Von der Leyen: Moscou veut "déstabiliser" les démocraties européennes

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a accusé la Russie de chercher à "déstabiliser les sociétés démocratiques" de l'UE, lui faisant porter la responsabilité de récentes alertes aux drones dans les Etats baltes.

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"Les habitants des pays baltes éprouvent ce que beaucoup pensaient appartenir à un autre temps. Des alertes aériennes, des familles réfugiées dans des abris, des écoles fermées, des transports suspendus. Telle est la réalité sur la frontière orientale de l'Europe en 2026", s'est indignée Mme von der Leyen.

"Ce ne sont pas des incidents isolés, c'est une stratégie délibérée de la Russie qui cherche à déstabiliser nos sociétés démocratiques. Mais tout comme sur les champs de bataille en Ukraine, la Russie y échoue", a-t-elle ajouté.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, ont enregistré un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires. Ils accusent la Russie de dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens initialement destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg située sur le golfe de Finlande.

Le 20 mai 2026, l'approche d'un drone a déclenché une alerte inédite à l'attaque aérienne à Vilnius, capitale de la Lituanie. Le chef de l'Etat et la Première ministre ont été conduits à l'abri, et les habitants invités à trouver refuge dans les sous-sols, garages et lieux désignés.

Ces incidents n'ont fait ni victimes ni dégâts matériels significatifs mais ont mis au jour les carences de la défense aérienne de ces pays, souvent incapables de détecter les drones ou de les neutraliser.

"Ces incidents ont mis au jour les vulnérabilités" de la défense européenne et "la nécessité de combler nos lacunes", a prévenu Mme von der Leyen.

En matière de préparation, ce seront les Etats membres de l'UE sur son flanc oriental - également membres de l'Otan - qui "donneront la mesure" dès lors que "ce que vous vivez aujourd'hui, le reste de l'Europe pourrait le connaître demain", a-t-elle souligné.