Ukraine: les Européens restent unis sur le soutien à Kiev, selon un sondage

Les Européens restent solidaires de l'Ukraine contre l'invasion russe et sont globalement favorables à augmenter les envois d'armes à Kiev, mais sont divisés sur l'issue possible de la guerre, selon un sondage

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Varsovie (Pologne) - Les Européens restent solidaires de l'Ukraine contre l'invasion russe et sont globalement favorables à augmenter les envois d'armes à Kiev, mais sont divisés sur l'issue possible de la guerre, selon un sondage publié le 3 juillet.

Les Ukrainiens, également sondés, restent eux majoritairement opposés à toute concession teritoriale à la Russie.

"Dans toute l'Europe, l'augmentation de la livraison d'armes et de munitions à l'Ukraine par ses alliés bénéficie d'un fort soutien de la population", relève le centre de recherche ECFR qui a commandé ce sondage dans 15 pays, dont la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, mais aussi l'Ukraine.

Ils sont aussi majoritaires à penser que la guerre s'arrêtera sur la base d'un accord négocié entre les belligérants (à l'exception de l'Ukraine et de l'Estonie où la majorité pense que Kiev l'emportera sur le champ de bataille), d'après cette étude réalisée en mai auprès de 19.566 personnes. Ils sont aussi unis, pour les non-ukrainiens, contre l'idée d'envoyer leurs soldats se battre en Ukraine.

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- Divisés sur d'éventuelles concessions -

En revanche, ils sont beaucoup plus divisés sur la position que devrait adopter l'Europe, entre un groupe de pays où les populations pensent majoritairement que les Européens doivent aider l'Ukraine à reconquérir ses territoires (Estonie, Suède, Royaume-Uni, Pologne, Portugal), un groupe où la majorité pense que l'Europe doit pousser l'Ukraine à négocier (Bulgarie, Grèce, Italie, République tchèque, Suisse), un groupe indécis où les opinions se divisent à peu près entre ces deux options et ceux qui n'expriment pas d'opinion précise sur cette question (Pays-Bas, Espagne, France, Allemagne).

"En comparant les données entre janvier et mai 2024, très peu de changements apparaissent dans les 9 pays étudiés dans les deux cas, en dépit des difficultés croissantes de l'Ukraine sur le terrain. Les faucons restent faucons, les colombes des colombes, et ceux du milieu restent divisés" notent l'ECFR.

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Rassemblement de soutien à l'Ukraine, pour marquer la deuxième année de l'invasion militaire de l'Ukraine par la Russie, à la Porte de Brandebourg à Berlin, le 24 février 2024. Photo: AFP/Odd Andersen

- L'Ukraine reste intransigeante -

"L'un des principaux défis pour les dirigeants occidentaux sera de réconcilier les positions contradictoires des Européens et des Ukrainiens sur l’issue de la guerre", estime Mark Léonar, un des co-auteurs du rapport.

Les Ukrainiens se montrent très majoritairement opposés à l'idée de céder des territoires occupés en échange d'une adhésion à l'Otan. De même, 45% d'entre eux préfèreraient perdre des territoires mais rester libres d'adhérer à l'UE ou l'Otan, tandis que 26% préfèreraient récupérer les zones occupées mais se démilitariser, et ne pas adhérer à l'Otan ni à l'UE.

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Près de la moitié des Ukrainiens craignent que les Etats-Unis négocient directement avec la Russie un accord sans impliquer Kiev, une hypothèse semblant faire référence à une éventuelle victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle de l'automne 2024.

Infographies de Nalini Lepetit-Chella, Anibal Maiz Caceres, Sophie Ramis, Valentin Rakovsky, Cléa Peculier