Pourquoi l’UE reste discrète sur les manifestations en Serbie ?

Depuis novembre 2024, des millions de Serbes manifestent dans les rues pour protester contre la corruption et l'autoritarisme du président Aleksandar Vucic. Malgré leur engagement en faveur de valeurs démocratiques, l'Union européenne reste étrangement silencieuse. Pourtant, la Serbie est candidate à l'adhésion à l'UE depuis 2012.

Ils sont quelque 80 étudiants serbes à avoir pris leur vélo depuis Belgrade pour rejoindre Strasbourg. Ils ont pédalé 1400 kilomètres, traversé quatre pays (Hongrie, Slovaquie, Autriche et Allemagne) et sont arrivés, 13 jours plus tard, devant le siège des institutions européennes.

À travers cette initiative, les étudiants ont voulu attirer l'attention des leaders européens, du Conseil de l'Europe et du Parlement européen – qui symbolisent "le soutien à la démocratie, aux droits humains et à l'État de droit", selon le média serbe numéro un. Ces valeurs sont au cœur des revendications du mouvement étudiant en Serbie depuis cinq mois.

Cette vague de contestation a été déclenchée par l'effondrement du auvent de la gare de Novi Sad, la deuxième ville du pays, le 1er novembre 2024, qui a fait seize victimes.

Morgane Anneix