"Tenemos un problema con los PFOS (ácido perfluorooctanosulfónico, prohibido en Europa desde 2019), que es tanto persistente como omnipresente", resumió Nadia Cerioli, experta de la AEMA.
Entre 2018 y 2022, en los sitios donde se disponía de datos, entre el 51% y el 60% de los ríos, el 11% y el 35% de los lagos y el 47% y el 100% de las aguas costeras superaron los estándares de calidad ambiental para los PFOS, detalla el informe coescrito por Cerioli.
Este primer informe sobre el estado del agua en Europa recopila datos sobre las concentraciones medidas de PFOS, clasificados como "posiblemente cancerígeno" por la OMS.
Las cifras aportadas por la AEMA solo ofrecen una visión parcial porque la participación de los Estados miembro es voluntaria.
Hasta ahora 22 países aportaron datos y, en 2022, solo 14 países informaron sobre la concentración de estos contaminantes en aguas superficiales.
En Bélgica, Francia e Islandia, el 100% de las masas de agua analizadas superaban los límites, mientras que en cinco países (España, Irlanda, Polonia, Croacia y Estonia), menos del 20% de los sitios presentaban excedencias.
Tres países (Bulgaria, Letonia y Montenegro) no registraron ningún sitio con exceso de contaminación.
"Necesitamos más datos de monitoreo para mapear la contaminación y obtener una imagen más completa de los puntos críticos de PFOS", explicó Magnus Lofsted, coautor del informe.
Lofsted enfatizó la necesidad de intensificar los esfuerzos de monitoreo utilizando métodos lo suficientemente sensibles como para detectar estas sustancias en niveles muy bajos.
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Copenhague - La contamination des eaux par les "polluants éternels" en Europe dépasse majoritairement les seuils réglementaires fixés pour éviter les risques potentiels pour la santé humaine et l'environnement, a alerté mardi l'Agence européenne de l'environnement (AEE).
"Nous avons un problème avec les PFOS (l'acide perfluorooctanesulfonique, interdit en Europe depuis 2019) qui est à la fois persistant et répandu", a résumé pour l'AFP une experte de l'AEE, Nadia Cerioli.
Entre 2018 et 2022, selon les sites pour lesquels les données sont disponibles, 51 à 60% des rivières, 11 à 35% des lacs et 47 à 100% des eaux côtières ont dépassé les normes de qualité environnementale pour le PFOS, selon le rapport qu'elle a co-écrit.
Ce rapport, premier état des lieux en Europe, rassemble les données sur les concentrations mesurées de PFOS, l'un des deux PFAS les plus répandus. Il est classé comme "cancérogène possible" par l'OMS.
Communiquées sur la base du volontariat, les données rassemblées par l'AEE offrent seulement un aperçu sommaire car tous les États membres ne les communiquent pas. Ils sont 22 à y avoir participé.
En 2022, 14 pays ont communiqué des données concernant la concentration de polluant dans les eaux de surface.
En Belgique, en France et en Islande, 100 % des masses d'eau signalées dépassaient les normes de qualité alors que cinq pays( Espagne, Irlande, Pologne, Croatie et Estonie) ont déclaré un dépassement dans moins de 20% des sites, et trois, la Bulgarie, la Lettonie et le Monténégro n'avaient aucun site enregistrant d'excès.
"Nous avons encore besoin de davantage de données de surveillance pour cartographier la contamination et obtenir une image plus complète des points névralgiques des PFOS", a indiqué Magnus Lofsted, co-auteur du rapport, qui s'inquiète du manque de données sur la présence non répertoriée d'autres PFAS dans l'environnement.
"Il est donc nécessaire d'intensifier les efforts de surveillance des PFAS en utilisant des méthodes suffisamment sensibles pour détecter les substances à des niveaux très faibles", a-t-il ajouté.
Impossible, selon lui, de déterminer si la tendance est à la baisse pour ces polluants omniprésents malgré leur bannissement car les données sont enregistrées depuis trop peu de temps, 2011 pour la première fois.