Menaces de Trump: quelle riposte européenne ?

Un sommet extraordinaire des dirigeants des 27 va avoir lieu le 22 janvier à Bruxelles pour mettre au point la riposte européenne face aux menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump, qui martèle sa volonté de s'emparer du Groenland, territoire autonome danois. Mais que peut réellement l'UE face à l'offensive américaine?

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président français, Emmanuel Macron, ont haussé le ton le 20 janvier à Davos face aux menaces répétées sur le Groenland de Donald Trump.

"Nous plonger dans une spirale descendante ne ferait qu'avantager les adversaires que nous sommes tous deux déterminés à tenir à l'écart. Notre réponse sera donc ferme, unie et proportionnelle", a martelé Ursula von der Leyen lors de son discours à la tribune du Forum économique mondial.

Plus tard dans la journée, Emmanuel Macron, arrivé lui aussi sur place, a appelé l'UE à "utiliser" les outils "très puissants" dont elle dispose en matière commerciale quand elle "n'est pas respectée".

Il a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe", tout en invoquant le recours à l'instrument "anti coercition" de l'UE, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale.

Les droits de douane supplémentaires, dont Washington menace plusieurs pays européens qui s'opposent à ses visées sur le Groenland, seraient une "erreur, en particulier entre alliés de longue date", a insisté de son côté Mme von der Leyen. Et de rappeler: "L'UE et les Etats-Unis ont conclu un accord commercial en juillet dernier. Et en politique comme en affaires, un accord est un accord."

Le Parlement européen a d'ailleurs décidé de suspendre le processus de ratification de cet accord commercial à la suite des dernières menaces en date de Donald Trump.