L'Europe assure qu'elle restera ouverte aux prestataires informatiques étrangers
Plusieurs pays européens ont assuré mardi que le marché des services numériques de l'UE resterait ouvert aux prestataires étrangers, alors que certains d'entre eux se sont inquiétés de récentes propositions de Bruxelles sur la "souveraineté technologique".
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La Commission européenne a proposé le 3 juin de réserver certains contrats de services informatiques (cloud et intelligence artificielle) aux groupes européens, dans le cadre d'une série de mesures pour défendre la souveraineté européenne en matière technologique.
"Cela va renforcer la souveraineté de l'Europe en matière numérique, mais de manière ouverte. Nous n'allons pas fermer l'Europe, ce sera fait dans le cadre d'une collaboration internationale", a déclaré à la presse le ministre suédois du développement numérique, Erik Slottner, à l'occasion d'une réunion ministérielle à Luxembourg.
"Il s'agit de trouver le bon équilibre entre le soutien à des solutions européennes, et le respect de nos partenariats", a abondé son homologue allemand, Karsten Wildberger.
En amont de cette réunion, des organisations défendant les intérêts de prestataires du Japon, de l'Australie, du Canada, du Royaume-Uni et des Etats-Unis avaient fait part de leurs vives inquiétudes.
Les mesures présentées mercredi "pourraient conduire à un traitement inéquitable des fournisseurs et réduire les opportunités d'entreprises fiables qui investissent depuis longtemps dans le développement numérique de l'Europe", ont prévenu ces organismes, dont le TechCouncil australien ou la CCIA, influente association basée à Washington.
Ils ont donc appelé les Etats membres de l'UE et les eurodéputés à modifier les propositions de l'exécutif européen, "pour les rendre compatibles avec les principes de la non-discrimination et de l'ouverture aux pays partenaires".