L'Europe a un "avenir industriel", martèle Emmanuel Macron
"Quand on décide de se mobiliser au niveau européen pour investir et pour protéger (...), on a un avenir industriel", a dit le président français le 10 février lors d'une visite sur le site du groupe sidérurgique ArcelorMittal à Dunkerque.
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ArcelorMittal a confirmé, en présence d'Emmanuel Macron, la construction à Dunkerque de son plus gros four électrique d'Europe, assurant son "engagement en France" après des mois d'atermoiements sur cet investissement majeur, nécessaire pour l'avenir de la filière.
D'une capacité de deux millions de tonnes d'acier par an, ce four représente un investissement de 1,3 milliard d'euros et son exploitation doit démarrer courant 2029.
Avec ce projet, "ArcelorMittal confirme (...) son engagement en France et en Europe", a souligné devant des salariés Reiner Blaschek, PDG du groupe en Europe.
A ses côtés, le président français, casque sur la tête, a appelé l'entreprise sidérurgique à aller "au bout de l'aventure" et à "bâtir le deuxième four, à continuer sur l'hydrogène", et donner "un avenir" à Fos-sur-Mer, l'autre grosse usine française d'ArcelorMittal.
"Si on veut produire des voitures, produire des infrastructures dans notre Europe, on a besoin de produire de l'acier européen et de l'acier plus décarboné", a martelé M. Macron.
Pour Gaétan Lecocq, délégué CGT à Dunkerque, "c'est un verre à moitié plein", car "cet investissement ne suffira pas" à éviter les délocalisations redoutées. Le syndicaliste dit "attendre du concret" et "une date ferme" pour la construction de ce four qui pourrait débuter "en avril".
Le site de Dunkerque, qui compte 3.200 salariés et produit environ 5,5 millions de tonnes d'acier par an, fait partie des 50 sites industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre de France.