Groenland: l'UE attend de ses partenaires le respect de l'intégrité territoriale
L'Union européenne attend de ses partenaires qu'ils respectent les principes de la souveraineté et de l'intégrité d'un territoire, a affirmé le 5 janvier une porte-parole de la Commission, après les menaces de Donald Trump sur le Groenland.
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"L'UE continuera à défendre les principes de souveraineté nationale, d'intégrité territoriale et d'inviolabilité des frontières", a déclaré une porte-parole de la diplomatie européenne, Anitta Hipper. "Et ce d'autant plus si l'intégrité territoriale d'un Etat membre de l'Union européenne est remise en cause", a-t-elle ajouté.
Interrogée sur les déclarations de Donald Trump affirmant que l'Union européenne avait besoin que les Etats-Unis contrôlent le Groenland, territoire autonome sous souveraineté danoise, cette porte-parole a répondu : "Certainement pas".
La Première ministre danoise a souligné pour sa part que l'attaque par les Etats-Unis d'un pays de l'Otan serait "la fin de tout".
"Si les États-Unis choisissent d'attaquer militairement un autre pays de l'Otan, alors c'est la fin de tout. Y compris notre Otan et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale", a dit Mette Frederiksen à la télévision TV2.
"Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper", a affirmé Donald Trump le 4 janvier devant des journalistes à bord d'Air Force One. Et d'ajouter: "Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours".
"Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu'ils n'étaient pas à vendre", a rétorqué la Première ministre danoise Mette Frederiksen.
Immense île arctique peuplée de 57.000 habitants et territoire autonome danois, le Groenland dispose d'importantes ressources minières, majoritairement non exploitées, et est considéré comme un emplacement stratégique. Les Etats-Unis y ont déjà une base militaire et en exploitaient une dizaine pendant la guerre froide.
Le mois dernier, le président américain s'était plaint que des navires russes et chinois soient "partout" le long des côtes du Groenland.
L'annonce fin décembre par Donald Trump de la nomination d'un envoyé spécial pour le Groeland avait déjà provoqué un accès de fièvre entre les deux pays.
Le Groenland répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.
En janvier 2025, 85% des Groenlandais s'étaient dits opposés à une future appartenance aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans la presse danoise et groenlandaise. Seuls 6% y étaient favorables.
Fin mars 2025, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre sur le territoire sans y avoir été invité. Il y avait finalement renoncé pour se contenter de visiter la seule base militaire américaine du territoire.