De nouvelles règles européennes sur les emballages et contre les PFAS
De nouvelles règles européennes sur les emballages alimentaires, qui ont pour objectif de limiter les PFAS et réduire les déchets, sont entrées en vigueur le 12 août.
spinner.loading
spinner.loading
"A partir de maintenant, les emballages en contact avec de la nourriture et contenant des PFAS au-delà de limites strictes, ne pourront plus être commercialisés dans l'UE", a souligné la Commission dans un communiqué.
Quasi indestructibles, ces "polluants éternels", font l'objet de restrictions croissantes à travers le monde en raison de leurs effets néfastes sur la santé.
Ces nouvelles règles, critiquées par l'industrie, font partie d'un paquet d'autres mesures sur les emballages, qui s'appliqueront progressivement.
Elles fixent un objectif de réduction du volume total de déchets d'emballages dans l'UE: de 5% d'ici à 2030, puis de 10% en 2035 et 15% d'ici à 2040.
Il vise en particulier à réduire la quantité de déchets d'emballages plastique.
Cafés et restaurants ne pourront plus servir d'aliments et de boissons dans des contenants en plastique à usage unique, mais les solutions alternatives en papier ou en carton resteront autorisés.
Sont également bannis à même échéance d'autres contenants plastiques à usage unique: flacons miniatures de shampoing dans l'hôtellerie, petites dosettes de sauces, films de protection entourant les valises dans les aéroports, emballages des fruits et légumes non transformés...
De même, les sacs en plastique ultra-légers devront disparaître, à quelques exceptions près.
Le film américain "Dark Waters" (2019), de Todd Haynes, a contribué à faire connaître les PFAS, substances chimiques synthétiques au long cycle de vie, massivement présentes dans la vie courante: ustensiles de cuisine, cosmétiques, textiles.
Ils regroupent plus de 4.700 molécules et s'accumulent avec le temps dans l'air, le sol, les rivières, jusque dans le corps humain.
En cas d'exposition sur une longue période, ils peuvent avoir des effets sur la fertilité ou favoriser certains cancers, d'après de premières études.