Comment lutter contre l’éco-anxiété ?

Plusieurs enquêtes le montrent : un grand nombre d’Européens sont préoccupés par l’état de la planète. Un phénomène que l’on définit aujourd’hui comme de l’éco-anxiété. Pour lutter contre cette détresse psychologique, des chercheurs proposent de transformer cette énergie négative en changeant notre regard sur l'environnement. Reportage dans une ferme pédagogique qui tente de sensibiliser les enfants à la nature et aux animaux.

 

S'inquiéter de la pollution de la planète ou des catastrophes naturelles, se sentir impuissant face au réchauffement climatique, avoir du mal à se projeter dans l'avenir... Ces symptômes peuvent traduire, selon les chercheurs, un mal-être écologique appelé éco-anxiété.

Les Européens sont particulièrement concernés : selon une enquête du European Journal of Public Health d’octobre 2023, près de 43 % d’entre eux déclarent être “très inquiets” ou “extrêmement inquiets” du changement climatique.

Un fort impact chez les jeunes

En France, 15 % de la population “commence à ressentir des symptômes” d’éco-anxiété, selon une étude de l’Observatoire de l’Éco-anxiété (OBSECA) d’avril 2025, et 5 % dit avoir besoin d’un suivi psychologique. À l’échelle européenne, c’est le Portugal le pays le plus touché, selon une étude du BMJ Mental Health d’avril 2025. En effet, près de 64 % des Portugais se disent inquiets face au changement climatique.

Les plus touchés par cette forme d’anxiété sont – sans surprise – les jeunes, notamment en raison de leur forte exposition aux informations alarmantes sur le changement climatique, la perte de biodiversité et la dégradation de la planète. Cela peut même avoir un impact sur leurs résultats scolaires et leurs relations sociales, selon la revue Médecine de catastrophe - Urgences collectives de juin 2024.

Changer notre regard sur l’environnement

Mais pour les experts, l’éco-anxiété n’est pas une fatalité. Elle se soigne : pour cela, ils conseillent de transformer l’énergie négative de l’éco-anxiété en une énergie positive de résilience. En clair, il faut porter un regard bienveillant sur l’environnement et être sensibilisé aux actions que l’on peut mener pour protéger la planète.

Et pourquoi ne pas le faire dès le plus jeune âge ? Des structures qui portent ce genre de projet existent, et elles sont financées par l’Union européenne.

C’est le cas de la ferme pédagogique d’Aubergenville, en région parisienne, qui accueille tout au long de l’année des enfants pour les sensibiliser à la nature et aux animaux. Pour comprendre comment elle s’y prend, regardez notre vidéo en début d’article.

Justine Hagard