Chaleur, pollution de l'air, maladies: le climat déréglé nuit gravement à la santé
Média Agence France-Presse
Date samedi 9 novembre 2024
Le changement climatique constitue une menace vaste et croissante pour la santé dans le monde entier, selon des experts
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The latest round of UN climate talks begin next week during what is expected to be the hottest year in recorded history -- and in the shadow of climate sceptic Donald Trump's re-election as US president.
The COP29 negotiations will be held in Azerbaijan as the world continues to emit increasing levels of planet-heating fossil fuels, even as many nations have been lashed by devastating floods, droughts, heatwaves and storms.
"Climate change is making us sick, and urgent action is a matter of life and death," the World Health Organization warned this week.
Here are some of the ways that global warming affects health.
Extreme heat
The EU's climate monitor said this week that 2024 is "virtually certain" to surpass last year to become the hottest year in recorded history. It is also expected to be the first year that is more than 1.5 degrees Celsius warmer than the 1850-1900 pre-industrial average.
Out of 15 ways that climate change impacts health being tracked by experts as part of The Lancet Countdown, 10 have now "reached concerning new records", according to the group's latest report.
The number of over-65s who died from heat has risen by 167 percent since the 1990s, just one of the recent all-time highs, the report said.
Extreme heat leads to numerous health risks such as kidney disorders, strokes, adverse pregnancy outcomes, cardiovascular and respiratory diseases, organ failure and ultimately death.
Jeni Miller, executive director of the Global Climate and Health Alliance, said "this year has underlined the growing impacts of a warming climate on people's health and wellbeing".
She pointed to extreme heat leading to 700 deaths and more than 40,000 cases of heat stroke in India, "climate-exacerbated" rains causing a dam to collapse in Nigeria killing 320, and 48 out of 50 US states "experiencing moderate or worse drought".
Spain is meanwhile still recovering from its deadliest floods in a generation, while parts of the United States and Cuba are picking up the pieces after recent hurricanes.
Droughts, floods and other extreme weather events are also expected to hit global crops, leading to rising hunger in many regions.
Graphic showing the effects on the body of exposure to high temperatures.
Air pollution
Almost all -- 99 percent -- of the world's population breathes air that exceeds the World Health Organization's guidelines for air pollution.
This pollution has been found to increase the risk of respiratory diseases, strokes, heart disease, lung cancer, diabetes and other health problems, posing a threat that has been compared to tobacco.
Almost seven million premature deaths a year are linked to air pollution, according to the WHO.
Just last week, Pakistan's second-biggest city Lahore recorded air pollution at 40 times the level deemed acceptable by the WHO.
In better news, the Lancet Countdown report found that deaths from fossil fuel-related air pollution fell by nearly seven percent from 2016 to 2021, mainly due to efforts to reduce pollution from burning coal.
Infectious diseases
The changing climate means that mosquitoes, birds and mammals will roam beyond their previous habitats, raising the threat that they could spread infectious diseases with them.
Dengue, chikungunya, Zika, West Nile virus and malaria are all mosquito-borne diseases that could spread wider in a warming world.
The transmission risk of one dengue-spreading mosquito has risen by 43 percent over the last 60 years, according to the Lancet Countdown. A new global record of over five million dengue cases was recorded last year.
Storms and floods create stagnant water that are breeding grounds for mosquitoes, and also increase the risk of water-borne diseases such as cholera, typhoid and diarrhoea.
By Daniel Lawler and Isabelle Cortes
Infographic by Jean-Michel Cornu & Kenan Augear
Ces traductions/sous-titres/voix-off ont été générés à l'aide d'une 'IA, sans vérification humaine, et sont proposées "telles quelles", comme indiqué dans les "Conditions générales d'utilisation".
Paris - Chaleurs extrêmes, pollution de l'air, maladies infectieuses: le changement climatique est une menace multiple et grandissante pour la santé humaine, qui sera pour la deuxième fois abordée lors de la COP29.
"Le changement climatique nous rend malades, et une action urgente est une question de vie ou de mort", a alerté l'Organisation mondiale de la santé avant la conférence de l'ONU sur le climat, organisée du 11 au 22 novembre à Bakou, en Azerbaïdjan.
Alors que la planète continue de se réchauffer sous l'effet des émissions croissantes de combustibles fossiles, de nombreux pays sont frappés par des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur ou des tempêtes dévastatrices.
Voici un aperçu des impacts du dérèglement climatique sur la santé humaine.
- Chaleurs et précipitations extrêmes -
Il est "quasiment certain que 2024 sera l'année la plus chaude jamais enregistrée", a annoncé cette semaine le service européen Copernicus. Ce devrait être aussi la première année à plus de 1,5 degré Celsius au-dessus de la moyenne préindustrielle de 1850-1900.
D'ores et déjà, la chaleur tue crescendo dans le monde, confirme le bilan annuel de référence publié par la revue médicale The Lancet.
Une chaleur excessive peut entraîner des troubles rénaux, des accidents vasculaires cérébraux, des maladies cardiovasculaires et respiratoires, des défaillances d'organes et parfois la mort.
Le nombre de plus de 65 ans morts à cause de la chaleur a ainsi bondi de 167% dans le monde depuis les années 1990. Et plus de 70% de la population active mondiale est exposée à une chaleur excessive, avec près de 19.000 décès chaque année, selon l'OMS.
Les précipitations extrêmes sont une autre face du dérèglement climatique.
"Cette année a mis en évidence les effets croissants du réchauffement climatique sur la santé et le bien-être des populations", selon Jeni Miller, directrice exécutive de l'Alliance mondiale pour le climat et la santé, une coalition d'ONG.
Elle a évoqué la chaleur extrême à l'origine de 700 décès et plus de 40.000 coups de chaleur en Inde, les pluies ayant provoqué l'effondrement d'un barrage au Nigeria, qui a tué 320 personnes, ou la sécheresse dans 48 des 50 États américains.
L'Espagne se remet encore des inondations les plus meurtrières depuis une génération, tandis que certaines régions des États-Unis et de Cuba gèrent les conséquences de récents ouragans.
Sécheresses, inondations et autres phénomènes météorologiques extrêmes menacent aussi les cultures et accroissent le risque de famines.
- Pollution de l'air -
Près de 99% de la population mondiale respire un air dépassant les limites fixées par l’OMS.
Accentuée par le changement climatique, la pollution de l'air accroît le risque de maladies respiratoires, d'accidents cardiovasculaires, de diabète ou de cancers et a, selon certains experts, des effets comparables, voire supérieurs, à ceux du tabac ou de l'alcool.
Notable lors des pics de pollution, l'effet sur la santé le plus néfaste est lié à une exposition à long terme.
Près de sept millions de décès prématurés sont, selon l'OMS, provoqués par la pollution de l’air chaque année dans le monde.
Il y a une semaine à peine, Lahore la deuxième ville du Pakistan a enregistré une concentration de microparticules PM2.5 dans l'air plus de 40 fois supérieure au niveau jugé acceptable par l'OMS.
Lueur d'espoir, le nombre de personnes tuées par la pollution atmosphérique générée par les énergies fossiles a baissé d’environ 7% dans le monde entre 2016 et 2021, "essentiellement grâce à la fermeture de centrales à charbon", selon le rapport du Lancet.
- Maladies infectieuses -
En modifiant la température et les précipitations, le dérèglement climatique accentue aussi des maladies infectieuses et parasitaires.
C'est notamment lié à de nouvelles zones de pénétration de moustiques, oiseaux ou mammifères impliqués dans des épidémies nées de virus (dengue, chikungunya, Zika, virus du Nil occidental...), de bactéries (peste, maladie de Lyme...), d'animaux ou de parasites (paludisme...).
L'augmentation de la température à elle seule a accru le potentiel de transmission mondial du moustique tigre, vecteur de la dengue, de 42,7% entre les années 1950 et les années 2010, selon le Lancet. Et 2023 a enregistré plus de cinq millions de cas de dengue, un nouveau record.
Les tempêtes ou inondations peuvent aussi laisser des eaux stagnantes, favorables à la reproduction de moustiques et associées à un risque accru de maladies transmises par l'eau, comme le choléra, la typhoïde et la diarrhée.
Par Daniel Lawler et Isabelle Cortes. Infographies de Jean-Michel Cornu, Kenan Augeard, Pauline Paillassa et Sabrina Blanchard