Berlin, Paris et l'UE critiquent le verdict de culpabilité visant l'avocate Chow Hang-tung à Hong-Kong
L'Allemagne et la France "regrettent profondément le verdict de culpabilité" de l'avocate et militante Chow Hang-tung à Hong-Kong, déclarée coupable d'"incitation à la subversion" après l'organisation de veillées en souvenir de Tiananmen, dans une déclaration commune publiée le 21 août.
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"Nous appelons à sa libération immédiate et exhortons les autorités de Pékin et de Hong Kong au respect des droits et libertés civils", demandent les porte-parole des ministères des Affaires étrangères dans ce communiqué.
"La défense pacifique des droits de l'Homme ne constitue pas un crime", ajoutent les deux capitales.
L'Union européenne a de son côté estimé dans un communiqué que ce verdict confirmait "la détérioration continue des libertés d’expression et de réunion".
L'UE "exhorte les autorités à préserver l’espace réservé à une société civile indépendante, à garantir la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique tels qu’ils sont garantis par la Loi fondamentale", selon ce texte.
En 2023, cette femme de 41 ans avait reçu le prix franco-allemand des droits de l'Homme et de l'Etat de droit pour "son engagement exceptionnel pour la promotion des droits de l'Homme".
La déclaration commune ne mentionne pas l'activiste Lee Cheuk-yan, également reconnu coupable vendredi, avec qui Chow Hang-tung dirigeait l'Alliance de Hong Kong, un groupe aujourd'hui dissous qui organisait des veillées annuelles au parc Victoria.
Ils ont été déclarés coupables d'avoir "incité d'autres personnes à organiser, planifier, commettre ou participer à des actions par des moyens illégaux en vue de renverser le pouvoir de l'État", selon un communiqué de presse remis aux journalistes.
Le prononcé de la peine est attendu à une date ultérieure.
Hong Kong et Macao ont longtemps été les seuls endroits du territoire chinois où il était possible de commémorer publiquement la répression menée par l'armée chinoise en juin 1989.
De telles commémorations sont désormais de facto interdites depuis que le pouvoir chinois a imposé en 2020 une loi sur la sécurité nationale à l'ancienne colonie britannique après les manifestations prodémocratie massives, parfois violentes, de 2019.