EU-Kommission fordert schnelleres Ende für russisches Gas
Brüssel will den Import von russischem Flüssiggas schneller stoppen: Bis Ende 2026 soll Schluss sein. Der Plan ist Teil eines neuen Sanktionspakets gegen Moskau.
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"Fermer le robinet"
"L'économie de guerre de la Russie est soutenue par les revenus de (ses) hydrocarbures (...), il est temps de fermer le robinet", a lancé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans une brève allocution.
L'UE a déjà décidé, depuis décembre 2022, de cesser toute importation de pétrole russe. La Hongrie et la Slovaquie ont toutefois obtenu une exemption, en raison de leur dépendance au brut venant de Russie.
Conséquence de cette décision, la part des importations de pétrole de l'UE en provenance de Russie est passée de 29% au premier trimestre 2021 à seulement 2% au deuxième trimestre 2025.
Bruxelles a également fortement réduit sa dépendance au gaz russe depuis l'invasion de l'Ukraine déclenchée en février 2022 par Vladimir Poutine. Mais pas totalement.
En 2024, la Russie assurait encore 19% de l'approvisionnement en gaz de l'UE, dont près de la moitié sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL), générant des centaines de millions d'euros de revenus pour la Russie.
Objectif fin 2026 pour le GNL
En juin dernier, la Commission avait proposé de mettre totalement fin à cette dépendance au gaz russe avant la fin 2027. Les 27 ont commencé à en discuter mais aucune décision n'a encore été prise.
Elle suggère aujourd'hui d'avancer ce délai à fin 2026, au moins en ce qui concerne le GNL.
"Notre objectif est d'accélérer l'élimination progressive du gaz naturel liquéfié russe d'ici au 1er janvier 2027", a dit la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas sur le réseau social X.
Appels répétés de Trump
Cette décision d'accélérer le sevrage européen intervient après des appels répétés en ce sens de Donald Trump.
Le président américain s'est dit prêt à prendre de nouvelles sanctions contre la Russie, mais à la condition que les Européens arrêtent d'acheter des hydrocarbures russes.
En présentant ce nouveau paquet de sanctions contre la Russie, Ursula von der Leyen n'a pas fait mention de ces exigences américaines mais elle avait toutefois promis plustôt dans la semaine, à la suite d'un entretien avec Donald Trump, des "mesures supplémentaires" pour accroître la pression sur Moscou.
Les Européens cherchent coûte que coûte à garder les Etats-Unis à leurs côtés dans leurs efforts pour soutenir l'Ukraine en guerre.
Quelles autres mesures prévoit ce nouveau paquet de sanctions ?
Ce dix-neuvième "paquet" de sanctions cible également les entreprises russes Rosneft et Gazprom Neft.
La Commission, qui sanctionne depuis des mois la "flotte fantôme" utilisée par la Russie pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole, propose par ailleurs d'ajouter quelque 118 pétroliers à sa liste de navires sanctionnés, qui en comprend désormais plus de 560.
Donald Trump a aussi suggéré aux Européens d'envisager des hausses substantielles de droits de douane visant la Chine, pour qu'elle diminue son soutien à Moscou.
Si ce nouveau paquet de sanctions ne s'engage pas dans cette direction, il cible toutefois plus d'une quarantaine d'entités de pays tiers, dont la Chine, accusées d'aider la Russie à contourner les sanctions occidentales ou à vendre son pétrole.
"Nous visons les raffineries, les +traders+ de pétrole et les entreprises pétrochimiques dans des pays tiers, y compris la Chine", a assuré Mme von der Leyen.
L'UE a déjà ciblé une raffinerie en Inde exportant vers l'UE des produits pétroliers russes, et plusieurs sociétés ou banques chinoises.
"Pour la première fois, nos mesures restrictives viseront les plateformes et interdiront les transactions en cryptomonnaies", a insisté la présidente de la Commission européenne.
Retour sur les paquets de sanctions précédents
Jusqu'ici, quelque 2.500 personnes et entités avaient déjà été ciblées par l'UE pour leur soutien à l'invasion de l'Ukraine.
Ces sanctions, qui ont commencé en 2014 après l'annexion de la Crimée, prennent la forme de gels d'avoirs, restrictions financières, interdictions de voyager ou embargos commerciaux.
Vladimir Poutine et son cercle rapproché, comme l'ex-président Dmitri Medvedev ou le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, sont les premiers visés par ces sanctions qui ciblent aussi la quasi-totalité des quelque 450 députés de la Douma, chambre basse du Parlement russe ou plus de 700 responsables politiques, administratifs ou régionaux russes, bélarusses ou ukrainiens.
Quelque 275 responsables militaires et cadres sécuritaires, associés en particulier aux crimes et combats en Ukraine, ont également été sanctionnés. Parmi eux, 43 hommes de la brigade accusée d'avoir commis des atrocités sur des civils à Boutcha (Ukraine) en 2022.
L'UE a également ciblé près de 350 oligarques et cadres d'entreprises jugées stratégiques comme Roman Abramovitch et d'autres magnats de l'énergie, de l'acier ou de la finance ou des dirigeants de médias soutenant le pouvoir, comme Margarita Simonian, rédactrice en chef de la chaîne RT.
Bruxelles a aussi sanctionné directement environ 500 entreprises russes dans des secteurs variés: banques, médias, armement, aviation, énergie, en épargnant toutefois quelques mastodontes comme Rosatom, qui approvisionne en uranium plusieurs pays occidentaux.
"Den Hahn zudrehen"
"Russlands Kriegswirtschaft wird von den Einnahmen aus (seinem) Öl (...) getragen, es ist Zeit, den Hahn zuzudrehen", rief die Präsidentin der Europäischen Kommission, Ursula von der Leyen, in einer kurzen Ansprache.
Die EU hat bereits beschlossen, ab Dezember 2022 kein russisches Öl mehr zu importieren. Ungarn und die Slowakei haben jedoch aufgrund ihrer Abhängigkeit von Rohöl aus Russland eine Ausnahme erhalten.
Als Folge dieser Entscheidung ist der Anteil der Ölimporte der EU aus Russland von 29% im ersten Quartal 2021 auf nur 2% im zweiten Quartal 2025 gesunken.
Brüssel hat seine Abhängigkeit von russischem Gas seit der von Wladimir Putin im Februar 2022 ausgelösten Invasion in der Ukraine ebenfalls stark reduziert. Allerdings nicht vollständig.
Im Jahr 2024 lieferte Russland immer noch 19% des Gases in die EU, davon fast die Hälfte in Form von verflüssigtem Erdgas (LNG), was Russland Einnahmen in Höhe von Hunderten Millionen Euro bescherte.
Ziel für Ende 2026 für LNG
Im Juni letzten Jahres hatte die Kommission vorgeschlagen, diese Abhängigkeit von russischem Gas bis Ende 2027 vollständig zu beenden. Die 27 Mitgliedstaaten haben begonnen, darüber zu diskutieren, aber es wurde noch keine Entscheidung getroffen.
Heute schlägt sie vor, diese Frist auf Ende 2026 vorzuverlegen, zumindest was LNG betrifft.
"Unser Ziel ist es, die schrittweise Abschaffung von russischem Flüssigerdgas bis zum 1. Januar 2027 zu beschleunigen", sagte die EU-Chefdiplomatin Kaja Kallas im sozialen Netzwerk X.
Wiederholte Appelle von Trump
Die Entscheidung, die europäische Entwöhnung zu beschleunigen, kommt nach wiederholten diesbezüglichen Appellen von Donald Trump.
Der US-Präsident hatte sich bereit erklärt, neue Sanktionen gegen Russland zu verhängen, aber nur unter der Bedingung, dass die Europäer aufhören, russische Kohlenwasserstoffe zu kaufen.
Bei der Vorstellung des neuen Sanktionspakets gegen Russland erwähnte Ursula von der Leyen diese US-Forderungen nicht, versprach jedoch nach einem Gespräch mit Donald Trump Anfang der Woche "zusätzliche Maßnahmen", um den Druck auf Moskau zu erhöhen.
Die Europäer versuchen um jeden Preis, die USA bei ihren Bemühungen, die kriegsgeschüttelte Ukraine zu unterstützen, an ihrer Seite zu halten.
Welche weiteren Maßnahmen sieht das neue Sanktionspaket vor?
Dieses neunzehnte "Sanktionspaket" zielt auch auf die russischen Unternehmen Rosneft und Gazprom Neft ab.
Die Kommission, die seit Monaten die "Geisterflotte" sanktioniert, mit der Russland die westlichen Sanktionen gegen seine Ölverkäufe umgeht, schlägt außerdem vor, rund 118 Tanker auf die Liste der sanktionierten Schiffe zu setzen, die nun mehr als 560 Schiffe umfasst.
Trump schlug den Europäern außerdem vor, erhebliche Zollerhöhungen für China in Betracht zu ziehen, damit dieses seine Unterstützung für Moskau verringert.
Das neue Sanktionspaket geht zwar nicht in diese Richtung, zielt jedoch auf mehr als 40 Organisationen in Drittländern, darunter China, ab, denen vorgeworfen wird, Russland bei der Umgehung westlicher Sanktionen oder beim Verkauf seines Öls zu helfen.
"Wir zielen auf Raffinerien, +Ölhändler+ und petrochemische Unternehmen in Drittländern, einschließlich China", versicherte von der Leyen.
Die EU hat bereits eine Raffinerie in Indien, die russische Ölprodukte in die EU exportiert, und mehrere chinesische Unternehmen oder Banken ins Visier genommen.
"Zum ersten Mal werden unsere restriktiven Maßnahmen auf Plattformen abzielen und Transaktionen mit Kryptowährungen verbieten", betonte die Präsidentin der Europäischen Kommission.
Rückblick auf frühere Sanktionspakete
Bisher waren bereits rund 2.500 Personen und Organisationen von der EU wegen ihrer Unterstützung der Invasion der Ukraine ins Visier genommen worden.
Die Sanktionen, die 2014 nach der Annexion der Krim begannen, bestehen in Form von Einfrieren von Vermögenswerten, Finanzbeschränkungen, Reiseverboten oder Handelsembargos.
Wladimir Putin und sein enger Kreis, wie Ex-Präsident Dmitri Medwedew oder Außenminister Sergej Lawrow, sind die ersten Ziele dieser Sanktionen, die sich auch gegen fast alle der rund 450 Abgeordneten der Duma, des Unterhauses des russischen Parlaments, oder gegen mehr als 700 russische, belarussische oder ukrainische Politiker, Verwaltungs- oder Regionalbeamte richten.
Rund 275 Militär- und Sicherheitskader, die insbesondere mit den Verbrechen und Kämpfen in der Ukraine in Verbindung gebracht werden, wurden ebenfalls mit Sanktionen belegt. Darunter waren 43 Männer der Brigade, die beschuldigt wurde, 2022 in Butscha (Ukraine) Gräueltaten an Zivilisten begangen zu haben.
Die EU nahm außerdem rund 350 Oligarchen und Manager von als strategisch wichtig eingestuften Unternehmen ins Visier, wie Roman Abramowitsch und andere Energie-, Stahl- und Finanzmagnaten oder Leiter von Medien, die die Macht unterstützen, wie Margarita Simonian, Chefredakteurin des Senders RT.
Brüssel verhängte auch direkte Sanktionen gegen etwa 500 russische Unternehmen aus den verschiedensten Branchen, darunter Banken, Medien, Rüstung, Luftfahrt und Energie.